- La proposition pourrait être envoyée telle quelle à n'importe quelle entreprise : votre métier n'y apparaît nulle part.
- On vous parle d'outils et de technologies avant de vous avoir demandé ce que le site doit obtenir.
- Les contenus sont « à fournir par le client », sans que personne n'explique sur quoi s'appuyer pour les écrire.
- On vous promet la première place sur Google.
- Aucune question ne vous a été posée sur vos clients, ni sur la façon dont ils vous trouvent aujourd'hui.
Faire créer son site : les questions à poser avant de signer
Un devis dit combien de pages, quel outil, quel montant.
Il ne dit presque jamais ce que le prestataire a compris de vous.
01 Trois devis, trois mondes ce que le total ne dit pas
Vous avez demandé trois propositions. Elles arrivent. Trois mises en page, trois façons de compter les pages, trois listes d'options, et tout en bas, trois montants. Vous les posez côte à côte et vous cherchez, presque malgré vous, la ligne qui les rend comparables.
Le problème est simple : un devis décrit un livrable, pas un résultat. Il annonce un nombre de pages, un outil, un hébergement. Il ne dit presque rien de ce que le prestataire a compris de votre métier, de vos clients et de ce que ce site doit obtenir. C'est pourtant là, et nulle part ailleurs, que se joue la différence entre un site qui travaille pour vous et un site qui se contente d'exister.
Deux devis au même montant peuvent acheter deux choses qui n'ont aucun rapport.
Une boutique de décoration et un cabinet d'expertise comptable peuvent recevoir le même document, aux noms près. Quand c'est le cas, l'information est déjà là, et elle est précieuse.
02 Pourquoi le chiffre prend toute la place un raccourci très humain
Mettre trois offres en vis-à-vis paraît être la méthode la plus rationnelle qui soit. Elle a un effet secondaire : ce qui se compare facilement finit par écraser ce qui compte vraiment.
Les travaux du chercheur Christopher Hsee sur l'évaluation comparée vont dans ce sens. Placés côte à côte, nous donnons plus de poids aux critères que nous savons mettre en regard, un nombre, un montant, une durée, qu'aux critères difficiles à juger, même lorsque ces derniers décident du résultat final.
Nombre de pages : facile. Montant : facile. Qualité de la compréhension de votre marché : impossible à mettre en colonne. Le tableau comparatif tranche alors à votre place, et il tranche sur ce qu'il sait mesurer.
Il existe un moyen de rééquilibrer la balance : rendre comparable ce qui ne l'est pas. Poser les mêmes questions à tout le monde, écouter les réponses, et comparer celles-ci plutôt que les lignes d'un tableau.
03 Les questions qui font parler un devis les mêmes, à tout le monde
Envoyez-les par écrit, ou posez-les en rendez-vous. Peu importe la forme : ce qui compte, c'est que chacun réponde aux mêmes, pour que vous ayez enfin de quoi les mettre face à face.
À demander à chaque prestataire
- Avec vos mots à vous, que doit obtenir ce site : des demandes de devis, des prises de rendez-vous, des visites en boutique, une crédibilité avant un rendez-vous ?
- Qui vient sur ce site, dans quelle situation, et que cherche-t-il dans les trente premières secondes ?
- En une phrase, qu'est-ce qui distingue mon entreprise de celle d'en face ? (et voir s'il répond sans reprendre votre plaquette mot pour mot)
- Que se passe-t-il si mon positionnement n'est pas clair avant de commencer la conception ?
- Qui écrit les textes, et sur quelle matière : entretiens, documents existants, rien ?
- Sur les références que vous me montrez, quel a été votre rôle exact, et quel était le point de départ ?
- Six mois après la mise en ligne, qu'est-ce qu'on regarde pour savoir si ça fonctionne ?
- Après la livraison, qui peut modifier quoi, et dans quelles conditions ?
- À la fin, qu'est-ce qui m'appartient : le nom de domaine, les accès, les contenus, les fichiers ?
Préparer ces questions, c'est déjà faire la moitié du chemin d'un bon cadrage. La suite consiste à poser le problème sans dicter la solution, ce qui est exactement l'objet d'un brief qui laisse au prestataire sa liberté de proposition.
04 Écouter les réponses et ce qu'elles trahissent
La longueur des réponses ne vous apprendra rien. Leur direction, si. Regardez surtout une chose : est-ce qu'on vous a posé des questions en retour ?
- On vous a fait reformuler ce que vous vendez vraiment, et à qui.
- Un objectif est nommé, même modeste, et on vous dit comment il sera observé.
- Ce qui n'est pas inclus est aussi clair que ce qui l'est.
- On vous prévient qu'une marque floue donnera un site flou, et on vous propose d'en parler avant de dessiner.
- Les références montrées sont expliquées : point de départ, rôle exact, ce qui a changé ensuite.
Un site peut être irréprochable visuellement et ne rien déclencher chez celui qui le visite. C'est pour cette raison qu'Ownitt aborde la conception d'un site dans cet ordre : d'abord ce qu'il doit obtenir et pour qui, ensuite à quoi il ressemble.
Il arrive aussi que la meilleure décision soit de ne pas signer tout de suite. Si les trois réponses butent sur la même question, celle de ce qui vous rend différent, le problème n'est pas chez eux. Clarifier cela d'abord coûte moins cher que de le découvrir au moment de rédiger la page d'accueil.
Reprenez les propositions que vous avez sur votre bureau. Combien d'entre elles parlent de vos clients avant de parler d'elles-mêmes ?
05 Les questions qui reviennent avant de trancher
Faut-il demander plusieurs devis ou se contenter d'un seul prestataire ?
Consulter plusieurs prestataires a surtout un intérêt : voir à quel point leurs lectures de votre situation diffèrent. Mais au-delà de trois, la comparaison se transforme en tableau de chiffres et vous choisissez sur le seul critère facile à aligner. Trois interlocuteurs à qui vous posez les mêmes questions valent mieux que six propositions que vous lisez en diagonale.
Indépendant ou agence : comment trancher ?
La vraie question n'est pas la taille de la structure mais l'étendue de ce qu'on vous livre. Un indépendant très aguerri sur le cadrage et l'écriture vous servira mieux qu'une équipe qui attend vos textes. Demandez qui fera quoi concrètement, et ce qui se passe si la personne qui vous répond n'est plus disponible en cours de route.
Faut-il écrire un cahier des charges avant de consulter ?
Un document qui décrit votre situation, vos clients et ce que vous attendez du site est très utile. Une liste de fonctionnalités décidées à l'avance l'est beaucoup moins : elle empêche le prestataire de proposer mieux, et elle vous fait comparer des exécutants plutôt que des points de vue.
À partir de quand faut-il travailler sa marque avant son site ?
Dès que vous peinez à répondre en une phrase à la question « pourquoi vous plutôt qu'un autre ». Un site ne crée pas cette réponse, il la met en scène. Si elle n'existe pas encore, elle sera remplacée par des formules passe-partout que tous vos concurrents utilisent déjà.
Modèle tout prêt ou conception sur mesure ?
Un modèle convient quand votre offre est simple, bien comprise, et que votre différence tient surtout à la relation que vous créez hors ligne. Le sur-mesure se justifie quand votre proposition demande à être expliquée, ou quand votre marché se ressemble au point que ressembler aux autres vous coûte des clients.
Le diagnostic de marque Ownitt
La plupart de ces questions renvoient à une seule : qu'est-ce qui vous distingue, en une phrase, sans jargon ? Si la réponse hésite, elle hésitera aussi sur votre page d'accueil.
9 questions sur quatre piliers : positionnement, discours, identité, offre. À la fin, votre score, votre verdict, et ce qu'il faut reprendre en premier.
Faire le diagnostic4 piliers · 9 questions · ~ 2 minutes · gratuit
Un site n'a pas de seconde chance, seulement un bouton retour : voici ce qu'Ownitt met dans un site internet.
